"T'avances comme dans des couloirs, tu t'arranges pour éviter les miroirs, mais ça continue encore et encore..."
"C'est que le début?" D'accord, d'accord.
"Faudrait qu't'arrives à en parler au passé, faudrait qu't'arrives à ne plus penser à ça, faudrait que tu l'oublies à longueur de journée..."
Hmm. Le meilleur anxiolytique? Le travail.
Evasion.
Méfie-toi toujours des routes trop droites.
mercredi 23 mai 2012
jeudi 17 mai 2012
"You can't expect me to be fine"
"- Tu sais c'est quoi ton problème?
- Dites toujours.
- Ton manque de confiance."
J'ai tellement peu confiance en moi que je vous l'accorde. A vous tous. Soutenez-moi. Ne me laissez pas sur le bord de la route. S'il vous plaît. J'ai tellement été déçue. Une rivière coule en moi et vous ne la voyez pas. Je dois être transparente, ou trop absente.
Juste une musique douce dans les oreilles, je longe le Rhône et je sens le vent dans mes cheveux. Lentement, je sens la clameur du rythme dans ma poitrine. Mes talons claquent les pavés sales et lasses de n'être les témoins que de l'impatience des marcheurs. C'est tout droit. Ca tombe bien, je ne sais pas choisir. Le long des quais, je me revois il y a deux, trois ou peut-être quatre ans. Je n'ai peut-être pas tant changé que ça. Les lieux nous rappellent toujours qui nous sommes, finalement. Je me suis imaginée telle que j'étais là-bas. Et je ne me trouve pas. Dans le miroir, cette fille-là n'existe plus.
Elle existe encore dans les sourires de ceux qui ne m'oublient pas encore de l'autre côté du monde. Alors je me raccroche à elle, ou à son souvenir. Elle allait bien et elle riait de bon coeur. Ce n'était que moi. La vraie? La nouvelle? L'ancienne?
Il doit être 23 heures, ou minuit. Le Rhône est sombre. Je m'asseois par terre et j'écoute le clapotis de l'eau. Je regarde le reflet des phares des voitures dans l'eau. Enfin une lumière qui ne m'éblouit pas. Une lumière obscure qui me rassure. Des gens rient derrière moi. Je les entends peu, car je suis déjà loin.
- Dites toujours.
- Ton manque de confiance."
J'ai tellement peu confiance en moi que je vous l'accorde. A vous tous. Soutenez-moi. Ne me laissez pas sur le bord de la route. S'il vous plaît. J'ai tellement été déçue. Une rivière coule en moi et vous ne la voyez pas. Je dois être transparente, ou trop absente.
Juste une musique douce dans les oreilles, je longe le Rhône et je sens le vent dans mes cheveux. Lentement, je sens la clameur du rythme dans ma poitrine. Mes talons claquent les pavés sales et lasses de n'être les témoins que de l'impatience des marcheurs. C'est tout droit. Ca tombe bien, je ne sais pas choisir. Le long des quais, je me revois il y a deux, trois ou peut-être quatre ans. Je n'ai peut-être pas tant changé que ça. Les lieux nous rappellent toujours qui nous sommes, finalement. Je me suis imaginée telle que j'étais là-bas. Et je ne me trouve pas. Dans le miroir, cette fille-là n'existe plus.
Elle existe encore dans les sourires de ceux qui ne m'oublient pas encore de l'autre côté du monde. Alors je me raccroche à elle, ou à son souvenir. Elle allait bien et elle riait de bon coeur. Ce n'était que moi. La vraie? La nouvelle? L'ancienne?
Il doit être 23 heures, ou minuit. Le Rhône est sombre. Je m'asseois par terre et j'écoute le clapotis de l'eau. Je regarde le reflet des phares des voitures dans l'eau. Enfin une lumière qui ne m'éblouit pas. Une lumière obscure qui me rassure. Des gens rient derrière moi. Je les entends peu, car je suis déjà loin.
dimanche 29 avril 2012
Please, don't let me be misunderstood.
Mes pensées comme le cycle de l'eau. Une fois que les larmes ont coulé, elles remontent embuer mon cerveau...
vendredi 13 avril 2012
Et malgré tout, je souris.
Parfois j'ouvre la fenêtre parce que je manque d'air. Tout est indistinct autour de moi. J'ai des vertiges. Ca me lance sur le côté et je grimace.
J'aimerais pouvoir traduire d'autres maux comme j'arrive à le faire pour cette douleur physique. Mais quels mots choisirais-je? Comment conter l'indiscible? Je n'arrive même pas à extraire ce qui me fait le plus mal. Ce qui me tord le plus.
Je suis là sans l'être vraiment. J'attends et je souris en regardant défiler des personnes, des moments, des gens, des espoirs et des attentes. Je regarde de tous les côtés, et je ne te vois pas.
Mais d'autres sont là. Qui me prennent par la main, m'emmènent faire des tours de la ville et de la vie. Parfois je bois un verre avec eux. Parfois on se regarde et on sourit en comprenant que rien ne pourra être dit. Parfois, on se promène. Parfois on évoque le passé. Parfois, on en sérieux en parlant du futur. Et parfois, je ne me sens pas à ma place. Je me sens de trop. A côté. Ailleurs. Absente.
Mais souvent... souvent, malgré tout, je souris.
J'aimerais pouvoir traduire d'autres maux comme j'arrive à le faire pour cette douleur physique. Mais quels mots choisirais-je? Comment conter l'indiscible? Je n'arrive même pas à extraire ce qui me fait le plus mal. Ce qui me tord le plus.
Je suis là sans l'être vraiment. J'attends et je souris en regardant défiler des personnes, des moments, des gens, des espoirs et des attentes. Je regarde de tous les côtés, et je ne te vois pas.
Mais d'autres sont là. Qui me prennent par la main, m'emmènent faire des tours de la ville et de la vie. Parfois je bois un verre avec eux. Parfois on se regarde et on sourit en comprenant que rien ne pourra être dit. Parfois, on se promène. Parfois on évoque le passé. Parfois, on en sérieux en parlant du futur. Et parfois, je ne me sens pas à ma place. Je me sens de trop. A côté. Ailleurs. Absente.
Mais souvent... souvent, malgré tout, je souris.
vendredi 9 mars 2012
"I felt so happy I could die".
J'ai envie d'être énervée, j'ai envie d'être énervante. D'être ennivrante. Regarde-moi. Dans les yeux. Pas comme ça. Pas comme si rien n'existait entre nous. "You treat me like a stranger"...
Réagis. Parle-moi. Frappe-moi. Embrasse-moi. Mais fais quelque chose. Au moins un pas. J'ai tout entrepris depuis le début. A toi.
Je te croise, partout. Tu m'évites. Je ferme les yeux et tu es là. Je tourne à l'angle de chez moi et tu es là. Je monte dans le métro et tu es là. Je ne peux pas t'effacer. Je porte encore les traces de nos étreintes. Je suis tatouée. Cette chaleur indélébile m'entoure. Ce n'est qu'une éternelle reconstitution de ma vie. Je suis fatiguée. D'attendre.
Où que j'aille, j'attends. Je ne suis maître de rien. Dites-moi où je dois aller. S'il vous plaît.
Réagis. Parle-moi. Frappe-moi. Embrasse-moi. Mais fais quelque chose. Au moins un pas. J'ai tout entrepris depuis le début. A toi.
Je te croise, partout. Tu m'évites. Je ferme les yeux et tu es là. Je tourne à l'angle de chez moi et tu es là. Je monte dans le métro et tu es là. Je ne peux pas t'effacer. Je porte encore les traces de nos étreintes. Je suis tatouée. Cette chaleur indélébile m'entoure. Ce n'est qu'une éternelle reconstitution de ma vie. Je suis fatiguée. D'attendre.
Où que j'aille, j'attends. Je ne suis maître de rien. Dites-moi où je dois aller. S'il vous plaît.
mercredi 15 février 2012
"I know the sun must set to rise"
Coldplay dans les oreilles. Des images défilant dans ma tête. Des sensations. Des souvenirs. Tout se mélange et une mélancolie sourde s'empare de moi quand mes yeux se ferment. J'aimerais revenir en arrière. Retirer ce que j'ai pu dire. Recommencer une nouvelle fois. Je n'ai jamais le droit à une seconde chance, pourtant j'ai tellement de chose à offrir.
J'ai peur de recevoir, mais tellement envie de donner. Mon enthousiasme vous effraie. Quand je surjoue, moi aussi j'en ai peur. Mais comment distinguer le vrai du faux? Comment faire la part des choses? Quand mon rire sonne trop faux, je l'entends, et j'ai peur que vous ne le notiez aussi. J'essaie. Je le promets.
Mon estomac pèse plus d'une tonne. Ça me lance sur le côté. Juste au-dessous du coeur. J'ai mal. Et pour cette fois, je sais pourquoi. Cette douleur-là, je peux l'identifier. Je l'ai apprivoisée.
Mais les douleurs du coeur, jamais je ne pourrais m'y faire. Jamais je ne pourrais passer outre. Elle tiraille le ventre, elle détruit le sommeil, elle s'immisce dans chaque pensée, elle ouvre les entrailles.
Dis-moi comment je dois être. Je changerais tout. Celle que je suis maintenant ne me manquera pas de toute façon. Je ne suis bien qu'à travers ceux que j'aime. Changez-moi. Jouez avec moi comme de la pâte à modeler. Modèle-moi à ta façon. Je n'existe que parce que je m'inquiète pour ceux qui sont dans mon coeur. Mon chemin m'indiffère. Je veux vous protéger quitte à m'oublier. Tant mieux. Rien ne me plaît chez moi. Oubliez-moi, passez sur moi. Je n'ai pas mal. "Every teardrop is a waterfall, so you can hurt me bad..."
Je n'ai jamais le droit à une explication. Ce n'est pas de ma faute. Mais bien sûr que si. Tout ce que je touche s'enfuit. Tout ce que j'aime se détourne. Ça vient bien de moi. De personne d'autre.
J'ai peur de prendre vos mains tendues. J'ai peur de vous entraîner dans la chute. Je me ferme à tout. Tu rayonnes, ça m'éblouit. Moi je crayonne, et toi tu m'oublies. "But I won't give up on us."
La musique m'emporte dans un tourbillon où j'oublie presque que je suis mal. Malade. Triste. Nostalgique. Je me revois dans ces moments heureux où rien ne pouvait faire disparaître mon sourire niais. Petite fille naïve. Que croyais-tu? Que tu allais enfin être libérée de tout?
C'est encore cette putain de manie. Donner à outrance. S'étendre, s'exalter, s'emballer. Vouloir offrir plus que ce que l'autre est prêt à recevoir.
Asymétrie.
Ceci dit, "on a tous quelque chose en nous de Tennessee..."
http://www.youtube.com/watch?v=G6VzeQoWLro
J'ai peur de recevoir, mais tellement envie de donner. Mon enthousiasme vous effraie. Quand je surjoue, moi aussi j'en ai peur. Mais comment distinguer le vrai du faux? Comment faire la part des choses? Quand mon rire sonne trop faux, je l'entends, et j'ai peur que vous ne le notiez aussi. J'essaie. Je le promets.
Mon estomac pèse plus d'une tonne. Ça me lance sur le côté. Juste au-dessous du coeur. J'ai mal. Et pour cette fois, je sais pourquoi. Cette douleur-là, je peux l'identifier. Je l'ai apprivoisée.
Mais les douleurs du coeur, jamais je ne pourrais m'y faire. Jamais je ne pourrais passer outre. Elle tiraille le ventre, elle détruit le sommeil, elle s'immisce dans chaque pensée, elle ouvre les entrailles.
Dis-moi comment je dois être. Je changerais tout. Celle que je suis maintenant ne me manquera pas de toute façon. Je ne suis bien qu'à travers ceux que j'aime. Changez-moi. Jouez avec moi comme de la pâte à modeler. Modèle-moi à ta façon. Je n'existe que parce que je m'inquiète pour ceux qui sont dans mon coeur. Mon chemin m'indiffère. Je veux vous protéger quitte à m'oublier. Tant mieux. Rien ne me plaît chez moi. Oubliez-moi, passez sur moi. Je n'ai pas mal. "Every teardrop is a waterfall, so you can hurt me bad..."
Je n'ai jamais le droit à une explication. Ce n'est pas de ma faute. Mais bien sûr que si. Tout ce que je touche s'enfuit. Tout ce que j'aime se détourne. Ça vient bien de moi. De personne d'autre.
J'ai peur de prendre vos mains tendues. J'ai peur de vous entraîner dans la chute. Je me ferme à tout. Tu rayonnes, ça m'éblouit. Moi je crayonne, et toi tu m'oublies. "But I won't give up on us."
La musique m'emporte dans un tourbillon où j'oublie presque que je suis mal. Malade. Triste. Nostalgique. Je me revois dans ces moments heureux où rien ne pouvait faire disparaître mon sourire niais. Petite fille naïve. Que croyais-tu? Que tu allais enfin être libérée de tout?
C'est encore cette putain de manie. Donner à outrance. S'étendre, s'exalter, s'emballer. Vouloir offrir plus que ce que l'autre est prêt à recevoir.
Asymétrie.
Ceci dit, "on a tous quelque chose en nous de Tennessee..."
http://www.youtube.com/watch?v=G6VzeQoWLro
lundi 6 février 2012
"J'dégouline sur mon coeur, quasiment pétrifié. Il pleut."
J'aimerais extérioriser tout ça. Que ça sorte par n'importe quel moyen. "Mais j'ai le coeur sec et les yeux gonflés." Plus une larme n'ose couler. J'ai épuisé tout le stock disponible. Je n'ai plus rien à consommer, à consumer. J'erre au milieu de courants d'air. Je n'ai plus froid, je ne sens rien. J'ai un sourire en permanence sur les lèvres. Il me fait mal. Mais je ne lâche pas l'effort, il faut qu'il soit là. Témoin de l'existence des autres autour. Je l'arbore tout le jour durant. Et quand vient le soir, je tombe le masque et je n'ose pas me regarder.
Je mens à tout le monde. Je passe mon temps à vous mentir. Mon énergie à vous mentir. Ma vie à entretenir ces mensonges. Je ne m'en amuse même plus. Et je me mens à moi-même. Je suis faible. Je m'en veux. Ca me bouffe.
Comme un robot, j'agis avec des gestes mécaniques. Millimétrés. J'économise le peu d'énergie qu'il me reste. Le carburant que je garde précieusement en réserve. Tout mouvement est étudié. Rien n'est laissé au hasard. Je n'aurais pas la force d'en faire plus.
Comme un robot, j'agis avec des gestes mécaniques. Millimétrés. J'économise le peu d'énergie qu'il me reste. Le carburant que je garde précieusement en réserve. Tout mouvement est étudié. Rien n'est laissé au hasard. Je n'aurais pas la force d'en faire plus.
Mon regard se perd souvent dans le vide. Je mets du temps à m'en apercevoir. Il faut que je travaille cet aspect encore. J'ai toute la nuit pour ça. Pour penser et pour panser les plaies à vif.
Je suis un pantin à qui on a coupé les fils. Je ne sais plus m'orienter. Je ne sais pas comment être, où aller, comment agir. J'évolue dans un environnement qui ne m'est plus familier. C'est drôle comme tout peut sembler étranger, nouveau, effrayant et paralysant du jour au lendemain. J'ai pourtant passé plusieurs années dans ce monde. Mais je ne le reconnais plus. On m'assure que tout est là.
C'est mon regard. C'est lui qui a changé.
dimanche 5 février 2012
L'attente.
Imperméable.
Je suis imperméable à tout. Le temps semble figé. Par les fenêtres sales du métro, j'aperçois des gens qui vont et viennent. Des jambes se pressent. A toute vitesse les personnes montent et descendent de la rame. Je reste là. A regarder le monde s'activer avec mes yeux qui ne voient pas.
Je ne peux pas les fermer. Sinon, tout ce que je fuis me reviens. Je m'habitue à la lumière criarde des néons du métro C et j'attends.
Je suis imperméable à tout. Le temps semble figé. Par les fenêtres sales du métro, j'aperçois des gens qui vont et viennent. Des jambes se pressent. A toute vitesse les personnes montent et descendent de la rame. Je reste là. A regarder le monde s'activer avec mes yeux qui ne voient pas.
Je ne peux pas les fermer. Sinon, tout ce que je fuis me reviens. Je m'habitue à la lumière criarde des néons du métro C et j'attends.
Il y a une trace de crayon sur mon plafond. Je crois me souvenir comment elle est arrivée là.
"J'écris sur les murs, j'écris sur les toits". Je ne sais pas quelle heure il est. Peu importe. J'attends.
"J'écris sur les murs, j'écris sur les toits". Je ne sais pas quelle heure il est. Peu importe. J'attends.
Le froid me pénètre les os. Mes articulations deviennent rigides. Je ne bouge plus, j'ai trop peur qu'un seul geste ne fasse bouger mon bonnet ou mon écharpe et expose un centimètre carré de ma peau au vent glacial. Le bus se fait désirer. Les phares des voitures trop pressées m'éblouissent. Pas une personne non-motorisée en vue. Les branches des arbres dessinent des ombres étranges sur les façades des immeubles inertes. Un morceau de "sentimiento triste que se baila" dans mes oreilles. J'attends.
J'actualise une fois encore. La page disparaît et réaparaît. Mon coeur rate un battement. Mais non. L'enchaînement est toujours le même. Fausse alerte. J'attends.
Je devrais lire, rire, danser, chanter, jouer de la guitare, voir des gens, sortir, jouer au tennis, courir, travailler, écrire, écouter de la musique, dormir, regarder la télé, manger... Mais j'attends.
"Moi la mer elle m'a pris, je m'souviens, un mardi..."
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